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Un gala historique pour les 50 ans de Nativitas à Flagey

Dernière mise à jour : il y a 1 jour



Le mardi 2 décembre 2025, l'emblématique Studio 4 de Flagey a accueilli une soirée mémorable en l'honneur des 50 ans de Nativitas, autour de Monica (94 ans !), fondatrice et présidente de l'association. Cinquante années de solidarité, d'accueil, de soutien aux plus démunis à Bruxelles... une mission rendue possible par l'implication formidable des centaines de bénévoles qui se sont engagés dans les nombreux services de l'association depuis 1975.


Ce ne sont pas moins de 650 invités qui ont répondu présents pour partager ce moment inoubliable, animé par un programme musical exceptionnel. La soirée a été illuminée par l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, accompagné du pianiste Valère Burnon, 3ᵉ lauréat et Prix du Public du Concours Reine Elisabeth 2025, interprétant deux chefs‑d’œuvre de Mozart : le Concerto pour piano et la Symphonie n°40 en sol mineur, K.550.



Une soirée avec celles et ceux qui soutiennent généreusement Nativitas

Cette soirée de gala était particulièrement destinée à rassembler les amis, sympathisants et donateurs de Nativitas. Beaucoup soutiennent l’association depuis longtemps, parfois fidèlement depuis des années. Cette soirée était une manière de les remercier ainsi que toutes les personnes qui rejoignent l’aventure grâce au rayonnement de l'impact de Nativitas… et à Monica qui continue de toucher les cœurs par son charisme si singulier.




Simplicité et émotion

La soirée a été introduite par un petit mot des administrateurs de l'ASBL en dressant un petit portrait actuel de l'association avant la prise de parole de Monica, empreinte de simplicité et de profondeur comme elle en a l'habitude. Elle a partagé quelques fragments de sa vie qui éclairent l’esprit de Nativitas qu'elle soigne à transmettre depuis toujours.


Et puis, moment magique : elle s’est mise au piano pour jouer sa toute dernière composition. Une petite mélodie douce et entraînante, qu’elle a reçue "en cadeau”, comme elle le dit, au beau milieu de la nuit. L’orchestre l’accompagnait, et tout le monde était suspendu à ses notes. Un moment simple mais tellement poignant avant de laisser la place à la prestation grandiose du pianiste Valère Burnon et de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.



Voir des étoiles là où d’autres voient des trous

Pour revenir sur l'intervention de Monica, dès les premiers mots le ton était donné : une parole libre, habitée, intime comme elle en a le secret.


Monica évoque alors les signes qui ont jalonné son parcours : une première communion un jour de Noël, une rencontre décisive avec Emmanuel son époux, et tant d'autres repères intimes sur ce chemin de construction de Nativitas.


Et cette anecdote, à la fois légère et profondément symbolique. En ressortant une robe portée à ses 18 ans (NDLR : portée lors de la soirée), sa fille s’étonne : «Tu ne vas pas mettre ça… elle est pleine de trous de mites !». Et Monica de répondre, avec son côté espiègle et poétique : «Moi, je n’y vois pas des trous… j’y vois des étoiles.»


Tout est là. Une manière d’habiter le réel autrement. De refuser une lecture défaitiste des situations. De choisir, délibérément, un regard qui révèle le sens du Bien, du Vrai et du Beau, la dignité là où elle semble absente. Ce positionnement n’est pas naïf. Il est profondément engagé, enraciné dans sa vie nourrie par la messe quotidienne comme elle tient à le souligner. Car derrière cette image se dessine une conviction forte : celle que chaque personne, chaque histoire, chaque fragilité peut devenir un lieu de lumière, de rencontre cœur à cœur.


Monica poursuit en partageant ce qui la met en mouvement au quotidien : une passion intacte pour la vie, une capacité à s’émerveiller des choses simples ; un oiseau qui chante, une rencontre inattendue et surtout une disponibilité à ce qui advient.


Elle ne parle pas de stratégie. Elle parle d’élan. Et dans cet élan, une ligne de conduite s’impose avec clarté : «Fleuris là où tu es semé». Une devise (familiale) simple mais exigeante. Elle invite chacun à prendre sa place, ici et maintenant, sans attendre des conditions idéales. À faire fructifier ce qui est donné, au cœur même des réalités concrètes. C’est précisément ce que Nativitas incarne depuis ses origines.


Car, comme elle le rappelle avec force, Nativitas se veut être une grande famille. Une communauté de visages, de parcours, de fragilités et d’espérances, qui se rencontrent et se relèvent ensemble. À l’heure où les liens sociaux se fragilisent et où la famille est souvent mise à mal, cette intuition fondatrice apparaît plus que jamais actuelle : recréer des lieux où l’on se reconnaît, où l’on se soutient, où l’on grandit ensemble.


À travers ce témoignage, Monica ne transmet pas seulement une vision. Elle trace un cap. Un cap fait de réalisme et d’espérance, d’exigence et de douceur, où chaque "trou" peut, à qui sait regarder, devenir une étoile.



Quand la musique élève les cœurs

La soirée a été portée par une prestation musicale d’une rare intensité, à la hauteur de ce jubilé des 50 ans de Nativitas. Sous la direction inspirée de Vahan Mardirossian, directeur musical de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, les musiciens ont offert au public un moment de grande beauté, fidèle à cette conviction chère à Monica Nève : la musique élève, console et rassemble.


L’orchestre, héritier d’une longue tradition d’excellence et partenaire privilégié des grandes institutions musicales belges, a donné toute sa profondeur au programme mozartien de la soirée. Aux côtés de l’orchestre, le pianiste belge Valère Burnon, 3e lauréat du Concours Reine Elisabeth et Prix du Public, a illuminé le concert par son talent, sa sensibilité et la maturité de son jeu. Le Concerto pour piano n°27 de Mozart, empreint de recueillement et de lumière intérieure, puis la Symphonie n°40 en sol mineur, avec son intensité dramatique et son énergie bouleversante, ont offert aux invités un moment suspendu.


Cette rencontre entre l’excellence artistique, la générosité des interprètes et la mission profondément humaine de Nativitas restera comme l’un des grands temps forts de cette soirée de gala.


Une fin de soirée chaleureuse et conviviale

Après le concert, les convives se sont retrouvés autour d’un cocktail dînatoire dans une ambiance particulièrement chaleureuse. Les discussions se sont prolongées, les souvenirs ont refait surface et les retrouvailles ont donné à ce moment une saveur toute particulière. La bonne humeur était au rendez-vous, portée par la joie de soutenir Nativitas et de partager ensemble cette belle soirée.


Au-delà du plaisir de se retrouver, chacun pouvait aussi mesurer le chemin parcouru depuis 50 ans : tant de présences, de fidélités, de gestes discrets et de générosités qui ont permis à Nativitas de demeurer, au cœur des Marolles, un lieu d’accueil, de dignité et d’espérance. Cette soirée n’était donc pas seulement un anniversaire ; elle était aussi un élan renouvelé vers l’avenir. Un encouragement à poursuivre la mission, à élargir encore cette chaîne d’amitié et à continuer de faire vivre, jour après jour, cet esprit de beauté, de vérité et de simplicité qui fait tant de bien.



Une année riche en événements

Ce gala venait couronner une année particulièrement riche pour les 50 ans de l’asbl. Tout au long de cette année jubilaire, Nativitas a tenu à marquer cet anniversaire non pas seulement par de grands rendez-vous, mais aussi par des gestes simples, concrets et encrés dans sa mission.


Une soirée spéciale avait ainsi été organisée pour remercier les bénévoles, dont l’engagement quotidien constitue l’une des forces vives de l’association. Plusieurs repas festifs ont également été offerts aux usagers au fil de l’année, afin que chacun puisse prendre part à cette célébration et se sentir pleinement associé à l’histoire de Nativitas. Quelques semaines avant le gala, Valère Burnon avait déjà offert à Nativitas un moment d’une grande intensité à La Bicoque. Le 14 novembre, accompagné de Jean-Frédéric Molard, premier violon de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, il était venu à la rencontre de nos bénéficiaires pour un concert intimiste et profondément émouvant. Ce moment, relayé par CathoBel, avait rappelé avec force combien la musique peut rassembler, toucher les cœurs et redonner espoir. Avant de faire résonner Mozart au Studio 4 de Flagey, Valère Burnon avait ainsi déjà fait entrer la beauté au cœur même de notre maison, auprès de celles et ceux qui franchissent chaque jour la porte de Nativitas.


Ces moments, modestes en apparence, sont en réalité essentiels. Ils disent quelque chose de l’âme de Nativitas : accueillir sans condition, rassembler autour d’une table, prendre soin des personnes, reconnaître la dignité de chacun et créer du lien là où l’isolement gagne trop souvent du terrain. À travers ces rencontres, c’est tout l’esprit de Nativitas qui s’est exprimé : une présence fidèle, fraternelle et concrète auprès des plus fragiles, portée depuis 50 ans par une même conviction ; il n’y a pas de saison pour aimer.




 
 
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